Un autre point de vue intéressant est émis par Terence McKenna dans son ouvrage Food of the Gods. Selon lui, la connexion de l’esprit bicaméral dans les cultures anciennes et modernes fut provoquée, et l’est encore aujourd’hui, par l’ingestion de certaines substances végé­tales. Et toujours d’après lui, les plantes hallucinogènes sont utilisées par de nombreuses cultures afin d’ouvrir les portes d’accès au monde des dieux. Il va même plus loin en suggérant que la rigidité, la souf­france et la stérilité de notre vie moderne sont largement dues à notre perte d’accès à ce monde divin provoquée par la réglementation et le contrôle de ces substances qui, autrefois, étaient communément culti­vées par les humains. McKenna affirme que l’usage de ces plantes faci­lita l’apparition de la conscience humaine chez les anciens primates. Ceci permit la stimulation du développement de la pensée et de l’es­prit mystique, procurant à l’espèce humaine le pouvoir mental néces­saire pour remplacer les plantes par ses propres facultés et, ainsi, maîtriser l’expérience mystique ou divine, principalement par l’inter­médiaire des lois établies par les religions.

 

La Terre ne meurt pas par la faute de l’ensemble du genre humain. Cette mort programmée est la conséquence des histoires élaborées par une petite minorité dominant le monde d’aujourd’hui. Ces histoires, qui influencent nos vies depuis notre plus tendre enfance et constituent le prisme déformant à travers lequel nous considérons les autres et chaque chose de la création, y compris nos idées, représentent ce que nous appelons notre culture.